La Deuxième Guerre Mondiale

La Deuxième Guerre Mondiale

 Edith Levy-Neumand
Guide francophone à Jerusalem et Israel
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Dès sa prise de pouvoir, Hitler montre sa volonté d’exclure les Juifs de la nation allemande : Boycottage contre les commerçants Juifs, leur exclusion des postes de fonctionnaires, de médecins, avocats….

Puis en 1935, sont promulguées les lois raciales de Nuremberg.

Pour les Juifs, partir d’Allemagne est très difficile car, d’une part il leur est interdit d’exporter des biens et capitaux à l’extérieur de l’Allemagne et d’autre part l’immigration est limitée dans les autres pays.

En octobre, il devient obligatoire de faire apposer un tampon spécial Juif sur leur carte d’identité, signe humiliant et annonciateur de nouvelles discriminations.

Le tampon Juif sur la carte d’identité est obligatoire

 

En 1938, Hitler entre et annexe l’Autriche.

En novembre 1938,  un pogrom éclate  dans toute l’Allemagne : la  »Nuit de Cristal« : la plupart des synagogues d’Allemagne sont incendiées, les maisons des Juifs saccagées, des violences en tout genre dont 36 personnes assassinées, des dizaines de Juifs arrêtés et envoyés en camp de concentration après avoir été battus et torturés. Toutes les violences sont permises, assassinats, tortures, viols, pillages.

Le 1er septembre 1939, Hitler conquiert la Pologne en 4 semaines. La deuxième guerre mondiale éclate. Les discriminations et l’expulsion des Juifs continuent.

L’avancée d’Hitler est fulgurante. En 1940, il entre en Europe de l’Ouest. En avril, il envahit le Danemark et la Norvège, en mai il attaque les Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg et la France. Des milliers de personnes sont sans abri et l’exode commence. Les Allemands entrent en France.

Pendant cette triste période, Hitler applique des lois de plus en plus sévères envers les Juifs mais il le fait progressivement. Il se passe environ 6 mois d’une décision à une autre. Les différentes étapes de la persécution commencent par l’humiliation, l’identification, le licenciement de leur travail, et continuent avec le port de l’étoile jaune, la confiscation des biens, la création de ghettos en Europe de l’est, puis la déportation, les camps de concentration et d’extermination.

Beaucoup de Juifs essayent de s’enfuir. Mais leur désespoir est grand lorsqu’ils découvrent que les portes des différents pays sont fermées y compris celles des États-Unis.  En Palestine, le Livre Blanc continue à limiter le nombre de visas délivrés.

Ben Gourion proclame : « Il faut se battre avec les Anglais contre Hitler comme si le Livre Blanc n’existait pas et il faut se battre contre le Livre Blanc comme si la guerre n’existait pas ».

Plusieurs bateaux, avec des réfugiés fuyant l’Europe, essaient d’arriver en Palestine mais les Anglais ont décidé de ne pas changer leur politique d’immigration, le Livre Blanc de 1939 limite toujours l’immigration. Des bateaux errent pendant plusieurs semaines et même plusieurs mois pour essayer de débarquer en Palestine ou sinon dans un autre pays mais la plupart des pays ont fermé leurs portes ; c’est le cas du Struma, avec ses 768 passagers d’origine roumaine, le 24 février 1942 qui reste près de 10 semaines en face d’Istanbul en attendant une réponse favorable des Turcs ; cette réponse ne venant pas, le bateau est obligé de reprendre la mer et sombre, certainement torpillé par erreur par un sous-marin soviétique, entraînant la mort de tous ses passagers sauf 1 seul survivant.

 

Le Struma


Les Juifs sont persécutés dans toute l’Europe : à l’Est, des fusillades massives par les Einsatzgruppen, et enfermés dans des ghettos sans nourriture, médicament, hygiène élémentaire, et déportés de toute l’Europe dans des camps de concentration et forcés de travailler dans des conditions épouvantables, ou gazés dans les camps d’extermination .


 

« Celui qui était à Auschwitz n’en sortira jamais, celui qui n’était pas à Auschwitz ne pourra jamais y entrer vraiment «  dira  Ka Tzetnik – Yehiel Dinur (qui signifie en araméen qui vient du feu) au procès de Eichmann .  Lorsqu’un soldat de l’armée rouge lui a demandé son nom, il lui a répondu : mon nom a été brulé avec tous les autres dans les fours crématoires d’Auschwitz).

Avec la capitulation de la France et l’installation du gouvernement de Vichy, l’Angleterre se retrouve seule contre les Nazis.

La situation au Moyen Orient est difficile : Au nord de la Palestine, le Liban et la Syrie qui étaient sous tutelle française sont sous contrôle Nazi.

La présence allemande en Syrie est une menace pour les Anglais qui décident d’attaquer le Liban et la Syrie par les airs mais aussi par la terre depuis la Palestine. Au sud aussi, la Libye sous contrôle italien est une menace. Des avions partent de Libye pour bombarder Israël en particulier Haïfa et surtout les raffineries de pétrole. De violents combats se déroulent. En juillet 41, les Britanniques ont de nouveau le contrôle sur le Moyen Orient.

 Israël devient une base d’entraînement pour l’armée Anglaise, les Juifs veulent, eux aussi participer à l’effort de guerre, ils vont se mobiliser et se porter volontaires en masse dans les unités Britanniques. Le 3 septembre 39, l’exécutif Sioniste de Jérusalem appelle tous les jeunes à s’enrôler dans des unités juives et à combattre Hitler. Ils sont 130.000 à se présenter, hommes et femmes répondant à l’appel pour s’enrôler. Les Anglais essayent d’équilibrer la Brigade Palestinienne en recrutant aussi des Arabes mais le nombre de volontaires arabes est très faible car ils ne sont pas intéressés à se battre contre Hitler. Devant la menace allemande sur l’Egypte et la Palestine, les Anglais acceptent finalement d’enrôler ces volontaires et les Anglais collaborent avec la Haganah (l’armée de défense juive) pour repousser les Allemands. En septembre 1944, après de longues négociations, la Brigade Juive est intégrée aux forces Britanniques. C’est la Brigade Juive Palestinienne.

 

De jeunes Juifs de Palestine se portent volontaires pour être parachutés dans les pays d’Europe occupés par les Nazis et y établir un contact avec les communautés juives locales afin d’essayer de les secourir. Ils sont envoyés mais sont très vite découverts par les Allemands et exécutés. Cependant, ils ont pu prendre des contacts importants. Parmi ces parachutistes, se trouve Hanna Sennech, jeune fille de 23 ans, nouvelle immigrante de Hongrie, qui essaye de repasser dans son pays natal pour aider la communauté juive locale. Dans son kibboutz de Sdot Yam près de Césarée, en novembre 42, elle a composé un chant. Ce chant très simple immortalisant un moment de bonheur et donnant un espoir universel est devenu l’un des symboles de la Shoah, (vous pouvez l’entendre sur YouTube en cliquant ici ). Hanna sera attrapée par les Allemands, torturée et mourra à Budapest.

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אלי, אלי
שלא יגמר לעולם
החול והים,
רשרוש של המים,
ברק השמיים,
תפילת האדם.

Eli, Eli (Mon Dieu)

Que ne se termine jamais

Le Sable et la mer

Le bruissement de l’eau,

La foudre du ciel,

La prière de l’homme.

La fin de la 2ème Guerre Mondiale

A la fin de la guerre, le nombre considérable de 6 millions de Juifs victimes du nazisme est sans commune mesure avec celle des autres victimes de la guerre.

En 1939, avant la guerre, vivaient dans le monde 16 millions de Juifs dont 9 millions et demi en Europe. Plus d’un tiers du peuple Juif et deux tiers du Judaïsme Européen a été donc exterminé. Pour pouvoir s’imaginer ce que ce nombre représente, prenons des exemples réels :

    Si on prononçait le nom, le prénom, l’âge et le lieu de naissance de chacune des victimes en prenant une minute par personne pour 6 millions de personnes il nous faudrait 11 ans !!!

(6 millions de mn = 100 000 heures = 4167 jours = 11 ans)

    Si on demandait à 6 millions de personnes de se donner la main et de faire une chaîne immense, main dans la main, on pourrait avec cette chaîne partir de Jérusalem, aller en Allemagne et en revenir.

Le combat contre les Anglais

En 1946, à Kielce en Pologne, environ 200 Juifs, rescapés des camps de concentration nazis, retournent en Pologne. Un pogrom éclate et 41 Juifs sont tués.

La brutalité du pogrom met fin à l’espoir de beaucoup de Juifs d’arriver à se réinstaller en Pologne après la fin de l’occupation nazie.

L’enterrement des victimes du pogrome de Kielce en 1946

Après la guerre, 250.000 Juifs errent en Europe, sont des personnes déplacées cherchant un lieu pour s’installer. Les frontières de Palestine sont toujours closes.

À partir de 1946, des bateaux avec des cargaisons d’immigrants qui veulent venir vivre en Palestine essayent de forcer le blocus mais les Anglais ne lèvent toujours pas les restrictions d’immigration.

Même après la deuxième guerre mondiale, les Britanniques continuent à empêcher les survivants de rejoindre la Palestine provoquant l’indignation dans l’opinion publique mondiale, qui commence à être alertée sur le drame des rescapés des camps nazis. Les réfugiés qui tentent de forcer le blocus sont de nouveau parqués dans des camps à Chypre ou Atlit ou renvoyes dans leur pays d’origine.

Sur certains bateaux les immigrants entament une grève de la faim.

Un de ces bateaux célèbres est l’Exodus :  parti de Sète avec à son bord 4500 passagers, il est intercepté au large de Haïfa, un combat se déroule sur le pont du navire les Anglais décident de ne pas laisser ces immigrants entrer en Palestine ni d’aller à Chypre mais de les ramener à leur port d’origine en France.Il repart donc pour l’Europe. Devant le refus des passagers de débarquer en France, les Anglais amènent le bateau en Allemagne où on les débarque de force. Devant une politique aussi inhumaine, les Juifs de Palestine et du monde entier sont atterrés et crient au scandale.

L’exodus

La Haganah, le Etsel et le groupe Stern vont s’unir pour combattre les Anglais ensemble. Ils vont rester unis pendant 9 mois et causer des dommages importants aux installations militaires anglaises : coupures de voie ferrées, de ponts, attaques et destructions d’avions au sol…

Pendant « la Nuit des Ponts », une action commune des 3 organisations fait sauter les ponts qui relient les Anglais aux pays voisins.

Les Anglais réagissent violemment et le jour du « Shabbat noir », le samedi 29 juin 1946, 2700 personnes sont arrêtées dont les principaux dirigeants. De nombreuses armes sont confisquées. Cette opération de commando a pour but d’affaiblir le leadership Juif, d’arrêter les chefs de la Haganah et du Palmah et de stopper les actions militaires contre le Mandat Britannique. 17 000 soldats anglais envahissent les villes et les bâtiments publics (dont l’Agence juive). Ils encerclent 30 villages (des kibboutzim, pour la plupart) et entreprennent des fouilles pour découvrir des armes et des documents de nature à accuser les responsables de la communauté juive.

Le Etzel et le Lehi se séparent de la Haganah. Ils pensent qu’il faut organiser des coups de force, des opérations de représailles contre les Anglais pour les obliger à partir de la région.

Moins d’un mois après, le 22 juillet 46, les hommes du groupe Etzel font sauter l’hôtel King David, le quartier général du service Britannique. Ils téléphonent avant à l’hôtel pour prévenir mais les Anglais ne croient pas à la réalité de ces avertissements et l’hôtel n’est pas évacué. 91 personnes vont y mourir.

L’année 1946 marque l’apogée de la lutte contre les Anglais, ceux-ci emprisonnent les combattants et condamnent à mort plusieurs des Juifs qui organisent des représailles. En mai 1947 l’Irgoun organise une évasion de ses membres incarcérés à la prison de Akko.

 La résolution de l’ONU

La détérioration croissante de la situation pousse les Anglais, usés par la guerre et par les violences, à se tourner vers les Nations-Unies créé 2 ans auparavant pour trouver une solution au conflit.

L’assemblée Générale se réunit pour parler du problème. David Ben Gourion demande au Rabbin Silver d’y prononcer un discours où il parle de l’importance d’un État juif, de la promesse divine, de l’attente du Peuple Juif depuis 2000 ans pour son retour en Israël, de l’espoir de voir naître une nouvelle nation ainsi que des 6 millions de victimes de la Shoah et des personnes déplacées dans les camps en Europe et espérant aller en Israël toujours fermée par les Anglais.

L’assemblée Générale de l’ONU propose une partition de la région, où vivent alors 1 million 300 000 Arabes et 600 000 Juifs (le même nombre de personnes que celles sorties de l’esclavage en Egypte), en 2 états indépendants, un Etat Juif (qui occupe 55% du territoire de la Palestine), un Etat arabe (qui occupe 44% du terrain) et une zone internationale (1%) comprenant Jérusalem et les Lieux Saints.


Le vote se déroule par appel nominal et alphabétique de chaque délégation qui doit à l’appel de son nom répondre par oui ou non.

Chaque réponse tombe comme un coup de marteau dans un silence chargé d’électricité : 33 « oui » dont la France l’URSS et les USA contre 13 « non » dont les 6 États arabes 10 abstentions dont la Grande-Bretagne l’Argentine l’Éthiopie.

Le vote a lieu le 29 novembre dans une atmosphère extrêmement tendue : le règlement exige une majorité de deux tiers et le résultat n’est pas assuré.

Ont voté pour : les États-Unis, l’Australie, la Belgique, la Bolivie, le Brésil, la Biélorussie, le Canada, le Costa-Rica, le Danemark, la République dominicaine, l’Équateur, la France, le Guatemala, Haïti, l’Islande, le Libéria, le Luxembourg,  les Pays-Bas, la Nouvelle-Zélande, le Nicaragua, la Norvège, Panama, le Paraguay,  le Pérou, les Philippines, la Pologne, la Suède, la Tchécoslovaquie, l’Ukraine, l’Union Sud-Africaine, l’U.R.S.S., l’Uruguay et le Venezuela.

Ont voté contre : l’Afghanistan, l’Arabie saoudite, Cuba, l’Égypte, la Grèce, l’Inde, l’Iran, l’Irak, le Liban, le Pakistan, la Syrie, la Turquie, le Yémen.

Se sont abstenus : l’Argentine, le Chili, la Chine, la Colombie, le Salvador, l’Éthiopie, le Honduras, le Mexique, le Royaume-Uni, la Yougoslavie.

L’Assemblée générale des Nations unies adopte la résolution 181 qui prévoit le partage de la Palestine en un État Juif et un État arabe.

Ce vote du partage déchaîne un enthousiasme délirant dans les communautés juives à travers le monde. Enfin un pays pour le peuple Juif après 2000 ans d’espoir. Dans tout le pays on danse.

Le lendemain, la foule se retrouve devant l’Agence Juive. Sur le balcon apparaît Golda Meir, l’émotion est à son comble. Tremblante d’émotion elle réussit à dire Mazal Tov (Félicitations) puis fond en larmes. Ben Gourion, le surlendemain, du même balcon touche tendrement le drapeau qui flotte devant lui et déclare- « Nous sommes un Peuple libre ».


Cependant, l’Etat Juif proposé est très difficilement défendable, 2 petites bandes de terre, la Galilée et la bande côtière très étroites avec des passages de quelques kilomètres d’une bande à l’autre et, en fait, le pays ne comprend pratiquement que le désert du Néguev. Jérusalem ne fait pas partie de l’Etat Juif.

Les Arabes, qui militaient pour la constitution d’un État arabe sur toute la Palestine rejettent la résolution, n’acceptent pas le plan de partage et rêvent de mettre les Juifs à la mer. Plus de 350 000 Palestiniens prennent la route de l’exode.

Le lendemain du vote, la guerre civile éclate entre les communautés juive et arabe palestiniennes tandis que les Britanniques, qui sont censés y maintenir l’ordre, organisent leur retrait et n’interviennent que ponctuellement.

On ne peut pas acheter des armes officiellement car les Anglais continuent d’interdire la possession d’arme, il faudra attendre la fin du mandat et le départ des Anglais pour que des tanks, des avions ou des canons de gros calibre puissent être débarqués en Israël.

Golda Meir part aux États-Unis en janvier 48 pour essayer d’obtenir des fonds pour l’achat d’armement. Parlant de la situation très difficile des Juifs d’Israël, elle réussit à faire ouvrir les portefeuilles et revient au pays avec de l’argent pour acheter les premières armes lourdes.

Les combats sur les routes

Des combats de guérilla se déroulent sur les routes. Les Arabes essaient d’isoler les petites implantations juives du reste du pays.

La route pour Jérusalem est coupée dès le 15 décembre : les 100 000 Juifs de Jérusalem sont assiégés. Quelques convois de vivres et médicaments arrivent à parvenir dans la ville mais les Arabes tiennent sous leur feu certains points de la route et surtout la montée de Jérusalem à partir de Chaar Agai où la route est raide et escarpée.  La situation devient désespérée.

La route pour Jérusalem est très escarpée

 

Le 1er avril, les réserves d’eau sont épuisées et la population manque de tout. Il faut agir et vite.

Les Juifs vont passer à l’offensive et conquérir les villages arabes hostiles qui dominent la route.

Le 28 mai, après la prise de contrôle de Beit Sousin, les Israéliens contrôlent un étroit corridor entre la côte et Jérusalem. Toutefois, ce couloir n’est parcouru par aucune route qui permettrait le passage de camions.

Une patrouille d’hommes du Palmah se déplaçant à pied, découvre une piste qui relie plusieurs villages abandonnés dans les collines au sud de la route contrôlée par la Légion arabe. Dans la nuit du 29 au 30 mai, des jeeps envoyées dans les collines confirment qu’il y existe un chemin carrossable. On va donc y construire un chemin permettant le passage des camions.

On lui donne le nom de « route de Birmanie », en référence à la route de ravitaillement entre la Birmanie et la Chine construite par les Britanniques durant la Seconde Guerre mondiale

Des convois de jeeps, de mules et de chameaux sont organisés depuis Houlda pour transporter des mortiers et des canons de 65 mm à Jérusalem.

Le livre Ô Jérusalem de Dominique Lapierre et Larry Collins nous raconte l’histoire de cette période, en particulier cette action héroïque, quand, dans la nuit du 6 au 7 juin, devant la situation critique de Jérusalem et pour redonner espoir à la population, 300 habitants de Tel-Aviv sont réquisitionnés pour transporter à dos d’hommes, sur les quelques kilomètres non encore carrossables, de quoi ravitailler les habitants de Jérusalem pour un jour de plus.

La route de Birmanie

La première phase des travaux est achevée au mois de juin et un convoi de 140 camions, transportant chacun 3 tonnes de marchandise ainsi que de nombreuses armes et munitions atteint Jérusalem. Le siège de la ville est définitivement levé.

Le Castel, la montagne qui a servi de lieu d’affrontement pendant la guerre d’Indépendance est aujourd’hui un parc national et tout autour se sont construits des quartiers modernes d’habitation: Le Castel, en face Mevasseret Yeruchalaim (l’annonciatrice de Jérusalem) et Mevasseret Tsion (l’annonciatrice de Sion – un autre nom donné à la ville de Jérusalem).

Le long de l’autoroute aujourd’hui très élargie entre Tel Aviv et Jérusalem on peut voir les restes de camions calcinés qui nous rappellent les âpres combats sur ces lieux.

Les manuscrits de la Mer Morte

La veille de la déclaration de l’ONU, le 28 novembre 1947, l’Archéologue Sukenik entre en possession de parchemins et manuscrits découverts à Kumran dans le désert de Judée, au nord de la Mer Morte, une des découvertes archéologiques les plus importantes des temps modernes.

 Des fragments des livres bibliques et le livre d’Isaïe retrouvé en entier, en hébreu, identique (à part 3 différences minimes) à celui de notre Bible actuelle. C’est le plus ancien manuscrit hébreu complet connu d’un livre Biblique. Le texte est écrit en 54 colonnes sur 17 feuilles de cuir cousues ensemble bout à bout, d’une longueur totale d’environ 7,30 m. Il a été confectionné au IIe siècle avant l’ère chrétienne.

Caché certainement par les combattants contre les Romains de la secte Yahad (signifiant ‘ensemble’ en hébreu), les derniers Combattants Juifs libres avant la destruction du Temple à Jérusalem, la dispersion des Juifs en Diaspora et la fin de l’indépendance juive sur cette terre.


Se sentant en danger, ils cachent les manuscrits dans des jarres qui resteront ignorées pendant 2000 ans et c’est la veille de la Déclaration des Nations pour donner une nouvelle indépendance juive sur la région que ces documents reviennent dans des mains juives !! Le climat sec du désert de Judée a permis de conserver ces manuscrits pendant 2000 ans.

Plus de 900 autres parchemins ont été retrouvés dans cette région sèche.

En 1965 on construit au Musée d’Israël à Jérusalem un « Temple du Livre » dans lequel sont exposés une partie de ces manuscrits.

Au Technion de Haïfa, la Bible la plus petite du monde, la Nano Bible a été développée. De la taille d’un grain de sucre elle tient sur une puce de 0.5 mm2. Elle est exposée depuis 2015 au musée d’Israël à Jérusalem près du Temple du Livre.

La Nano Bible : Toute la Bible sur une puce de la grandeur d’un grain de sucre

Bibliographie

  • Archives Sionistes
  • Wikipedia
  • Destins d’Israel David Ben Gourion
  • Nili Shmuel, Retourne en Palestine
  • Israel, ombres et lumieres, collection dirigee par Joseph Kessel
  • Israel 60 ans Nissim Michal