yad vachem

« A eux, j’accorderai, dans ma maison et dans mes murs, un monument (Yad),  un titre qui vaudra mieux que des fils et des filles; je leur accorderai un Nom Eternel (Vachem), qui ne périra point. » (Isaïe 56,5)

En 1953, le gouvernement d’Israël décide de donner un caractère officiel à ce qui fut  le plus grand crime de tous les temps: La Shoa, l’extermination d’un peuple innocent.

Et le mémorial Yad Vachem s’érigea. Il est aussi un lieu de recherche, d’enseignement et un complexe muséologique exceptionnel.

L’architecte Moshé Safdi imagina un prisme triangulaire qui traverse la colline de part en part. A l’intérieur, il se rétrécit pour marquer la descente en enfer. Sur la fin, il s’élargit et s’ouvre sur la vallée qui monte à Jérusalem, symbole du pays d’Israël et du peuple juif. Tout au long de ces 180 mètres, malgré l’obscurité, le sommet laisse un peu de lumière du jour comme l’espoir qui ne s’est jamais éteint.

La visite s’ouvre sur un film du Shtetl (village Polonais à majorité Juive) où l’on voit des êtres humains des enfants,des jeunes, des personnes plus agées vivre comme vous et moi, avec chacun ses joies et ses soucis. Ils n’étaient  pas des abstractions.

Chaque salle développe un thème : Au début c’est la montée du nazisme avec les lois de Nuremberg qui excluent le Juif de la communauté humaine.

Tout est concret avec photos, documents et films.

L’on y voit la répression, la délation, la pauvreté, la faim; d’abord en Pologne puis ailleurs dans toute l’Europe

On y découvre la mécanique bien précise : répertoriation, suppression des droits, spoliation, clochardisation, rassemblement, déportation, esclavage et extermination.

De salle en salle, vous découvrirez l’horreur des Einsatzgruppen qui tuaient par balles en Lituanie et en Bielorussie partout où les voies de chemin de fer trop étroites ne permettaient pas l’acheminement vers les usines industrielles de la mort: Auschwitz, Maidanek, Treblinka, Belzec, Sobibor et combien d’autres…

On avait commencé à Chelmno par l’asphyxie par gaz d’échappement de véhicules spécialement construits pour cet usage.

On y découvre les ghettos où le quart de la population mourrait de faim, un autre quart de maladie et de manque de soin, le restant partait dans les camps.

Je termine par la visite la plus émouvante (Yad layeled) . Vous pénétrez dans une grotte, de simples bougies se reflétant dans le noir sur des milliers de miroirs nous rappellent un million cinq cent mille enfants, tués pour satisfaire à la barbarie moderne simplement parce qu’ils s’appelaient Levy ou Cohen…

Telles des étoiles dans le ciel, des enfants devenus étoiles.

Leurs noms et lieux de naissance sont cités chacun dans sa langue de naissance.

De la visite à Yad Vachem vous sortirez changé, différent. Comment cela fut possible?

Il nous reste à trouver une tradition pour transmettre à travers les générations la douleur, comme nous transmettons l’esclavage et la sortie d’Egypte.

Ma mere, Monique Biezunski za »l a rassemblé une série de documents sr la spoliation d’une famille juive francaise, sa propre famille.

Vous pouvez voir son site a l’adresse suivante :

www.flinescaussade.com

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